

La taxe carbone et la fiscalité écologique pour diminuer le coût du travail sont deux propositions globales, censées être LA solution aux problèmes qui nous occupent.
Cette vision des choses caractérise une réflexion récente sur cette question, nous avons identifié UN problème, nous cherchons à le résoudre par UNE solution. Malheureusement, la situation est complexe et cette solution unique, globale nécessite un consensus de tous qu’il serait illusoire d’espérer.
Tentons un parallèle métaphorique : est-ce que la crise environnementale n’est pas comparable à la crise européenne des années 20 ? Les européens les plus éclairés avaient compris que la première guerre mondiale était dû aux nationalismes et qu’il fallait faire l’Europe pour en sortir.
Ils ont tenté de le faire d’abord de manière globale. Le projet d’Etats-Unis d’Europe d’Aristide Briand, dans les années 20 était une belle idée malheureusement inapplicable, l’équivalent de notre taxe carbone !
Le projet de la communauté européenne de défense (CED) de la fin des années 50 était là aussi une idée intéressante, qui voulait s’appuyer sur le problème conjoncturel que posait la guerre froide pour construire l’Europe. C’est un peu l’équivalent de notre fiscalité écologique en faveur de la diminution du coût du travail : on veut régler un autre problème en même temps. Et c’est parce que on mélange tout que la CED ne s’est pas faite !
Finalement l’Europe s’est faite par petit bout, en traitant les problèmes un par un, en faisant entrer les pays au fur et à mesure, en cherchant l’adhésion de chacun. C’est exactement ce que nous proposons de faire avec les contributions incitatives : traiter les problèmes un par un, proposer à chaque Etat, et à chaque acteur, de rentrer dans un dispositif au fur et à mesure des adhésions.
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